Wall Street poke Monsieur Montagne en sucre…

L’histoire d’amour entre Facebook et la bourse américaine n’aura duré que quelques instants…rapidement dénoncée comme la plus belle arnaque boursière depuis la dernière plus belle arnaque boursière en date…Facebook plonge inexorablement vers les bas fonds boursiers au rythme régulier des mauvaises nouvelles qui plombe le titre.

Certes le réseau Facebook compte chaque jour de nouveaux membres, mais là aussi çà commence à sentir le pâté. En effet, quand on examine la croissance  de Facebook par pays, on s’aperçoit que Facebook recrute plus dans des pays ou la valeur ajoutée publicitaire est faible voire inexistante. Ainsi dans un excellent article de rue89.com (voir ici : http://www.rue89.com/2012/07/21/bresil-indonesie-ces-pays-qui-plombent-les-comptes-de-facebook-234000) , on apprend qu’au moins 182 millions de membres de Facebook sont situés dans des pays que Monsieur Sylvestre des Guignols qualifierait sans doute de « pays de merde » en terme de recettes publicitaires. L’article va même plus loin en prenant comme exemple l’Indonésie où la quasi totalité des utilisateurs se connectent via un téléphone mobile échappant ainsi à la publicité, seule ressource de Facebook. Conclusion sur ce type de marché, Facebook perd un peu plus d’argent à chaque nouveau membre qui vient « liker » la photo du petit chat dans la baignoire ou des 2 loutres qui se tiennent par la patte (so cute !).

Au final pour la première publication de résultats depuis l’introduction en bourse c’est 157 millions de dollars de perte au deuxième trimestre pour l’ami des 2 petites loutres qui se tiennent par la patte (si, si ! je vous jure) et des actionnaires qui vont bientôt pouvoir se tenir la papatte avant de plonger avec leurs petites actions prochainement sous la barre des 20$ l’action ???

Pas encore mais avec 37% de perte en 3 mois, on est déjà dans de la gamelle de compétition.

Facebook pourra se consoler en se disant qu’il ne se casse pas la gueule tout seul, vu qu’il plonge patte dans la patte avec  l’éditeur de jeux Zynga qui réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires sur du vent Facebook.

C’est vrai je déteste les réseaux sociaux, mais quelqu’un qui déteste les réseaux sociaux et la télé-réalité ne peut pas être foncièrement mauvais. Non?